Le résultat étant à tous égards acquis, cette campagne électorale générale est moins une compétition qu’un long couronnement pour un parti, et un long sillage pour l’autre. Keir Starmer est déjà traité comme le prochain Premier ministre plutôt que comme le chef d’une opposition qui s’efforce de renverser le président sortant. Le sort des Tories n’est incertain qu’en termes de degré de défaite : s’agira-t-il d’un sérieux déclin ou d’un oubli ? Dans cet interrègne, l’avenir se dessine.
Le prochain chapitre politique a déjà des contours clairs. Le ton et la politique du Parti travailliste sont donnés. Il n'y aura pas de lapins sortis du chapeau, pas de plaisir pour le public, pas de manigances de cirque. Ce qu’il y aura, c’est la vision à long terme du consultant en gestion – manches retroussées, bien sûr – qui a identifié des inefficacités dans une entreprise en difficulté et qui aura besoin de quelques trimestres pour que les dividendes de son travail apparaissent au bilan. Le rejet par Starmer de l'idée de « taxer et dépenser » s'accompagne d'un report en faveur d'un concept de croissance qui repose sur un manque de spécificité quan...
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